samedi 13 mars 2010

VitaminesArts 17 - 02/08

Laurence GILLAIN





















Le thème de la nature morte comme support à une recherche d’harmonie, de silence et d’équilibre.  L’objet est prétexte à la forme, à la couleur et à la matière.
Le travail de composition devient un dialogue entre tous ces objets et leurs vides.
Le travail de peinture est dans ce cas une mise en scène d’éléments silencieux où ils sont observés, analysés sous différents points de vue, ils sont sortis de leur contexte et prennent une toute autre existence, une autre réalité.
Un objet quotidien peut acquérir une toute autre importance, il peut devenir en quelque sorte « un héros ».
Peinture intimiste où le visible « caché », « discret » est mis à l’honneur.
Regarder, plutôt que voir.  Regarder est un travail rigoureux d’analyse afin de comprendre le visible.
Choisir l’objet ou le sujet d’analyse en vue d’une confrontation avec un autre objet pour sa forme, sa couleur et sa matière mais surtout pour sa puissance émotionnelle.
Mettre en lumière le détail, la poésie de l’objet par une multitude de touches, de glacis car toute chose renferme un mystère, une énigme qu’il est impossible de découvrir en un seul coup d’œil ou en une seules couche de matière colorée.


Laurence Gillain




























































VitaminesArts 18 - 11/08

"PASSE - PRESENT "


Exposition du patrimoine de l'Académie proposée dans le cadre de son 50e anniversaire :


Linette Baveye, Guy Blin, Christian Brichard, Christine Brosteau, Amand Burton, Sabine Cassart, Jacqueline Coppée, Filoména Marcelino Da Silva, Willy Decock, Yves Delaite, Bernard Detilleux, Christiane Dorval, José Doumont, Sylvain Doumont, Marie Carmen Doumont, Daniella Fauville, Anne Guyaux, Philippe Hock, Nicole Jadoul, Eleanor Kabath, Guillaume Laboureur, Nicole Legrand, Franz Lorent, Viviane Massinon, Giacomo Merlo, Anne-Marie Noé, Ferenk Palinkas, Alain Panneckock, Bernadette Rault, Christian Rayet, Jacqueline Rochette, Mariette Rongvaux, Bernadette Roux, Marie Thérèse Ruwet, Philippe Simaz, Jean-Pol Simon, Michaël Sztochmal, Roger Taton, Calogéro Tornambe, Rodriguez César Vazquez, Eliane Ypersiel et Gino Zanoli





























Nous pensons devoir sensibiliser le spectateur à la particularité de cette exposition rétrospective, de ce Kaléidoscope qui, au premier abord, peut paraître un peu disparate dans sa forme.


Mais en associant 50 œuvres, 50 personnes, 50 sensibilités distinctes, nous avons tenu à présenter un éventail représentatif de la création et de l’évolution des différents ateliers de peinture étalés sur près de 50 ans.
En exposant cette première partie du patrimoine de l’Académie constitué d’œuvres picturales offertes généreusement à l’école par les élèves qui terminaient un cycle, afin de laisser une trace de leur passage à l’Académie, nous voulions les remercier chaleureusement. Et, la moindre attention était de conserver ces travaux en bon état afin de montrer que notre présent avait un passé devant lequel nous n’avons pas à rougir.
Si ces œuvres relativement anciennes et d’autres plus récentes présentent encore aujourd’hui des qualités plastiques indéniables, c’est grâce également aux professeurs qui ont toujours respecté la personnalité et la liberté d’expression de chacun, et aux élèves qui fréquentaient les cours non pas pour tuer le temps, mais pour le créer.


Guy Massinon
Directeur Honoraire
«Le passé»


Jacques PEROT
Directeur
«Le présent»

VitaminesArts 19 - 01/09

"Les arts du Feu"


Exposition  présentant 10 céramistes  -  JANVIER 2009 :




Antonino Spoto  -  Caroline Andrin  -  Jean claude Legrand  -  Emile Desmet  -  Thérèse Lebrun  -  Jacques Iezzi  -  Pit Nicolas  -  Françoise Joris  -  Lut laleman  -  Tjok Dessauvage.




GALERIE




























Vitaminesarts 20 - 03/09

Jean-Marie MATHOT







La matière en sculpture

Chaque projet, dans l’esprit de J-M Mathot, est une expérience artistique nouvelle, ponctuelle, sans obligation de continuum et se situer en rupture avec le reste de sa production.  Il  en va de même du choix d’un support pour une pièce. Comme l’affirme l’auteur, il est nécessaire de « choisir le matériau en fonction d’un but et en second lieu de lui imposé un sentiment ». La relation au matériau est prédominante, elle induit une attitude respectueuse de sa nature. Comme Constantin Brancusi, J-M Mathot veut éviter de « tordre les choses », c’est-à-dire d’imposer des contraintes à la matière au lieu d’exploiter ses qualités.

A la fin des années septante, héritant d’une sculpture influencée par les attitudes non conformistes d’artistes comme Henry Moore et Barbara Hepworth, J-M Mathot se met à intégrer des pierres peintes dans ses compositions. Si de telles œuvres passent alors inaperçues, l’artiste témoigne cependant d’une volonté de lever les préjugés sur certains matériaux.

Animé par cette volonté de retour à plus d’authenticité dans le rapport à la matière, il va se tourner vers la sculpture.

Uniquement peintre à ses débuts, ce qui paraît paradoxal quand on sait qu’il est issu d’une famille de marbriers, Mathot va s’essayer dans un second temps à la taille sur des déchets de carrière.

De l’acier en sculpture

De plus, à la suite de travaux picturaux sur la réversibilité de l’espace perspectif, il fut séduit par la souplesse de l’acier qui permet emboîtements et autres développements dans l’espace, impossibles à réaliser avec le petit granit. Enfin, comme il le démontre, l’acier induit un travail volumétrique sans limite et facilement conceptualisable. Les questions plastiques quelles qu’elles soient, l’ont toujours passionné et parfois poussé à des digressions comme sa récente  commande par la ville de Dinant , d’un monument en bronze dédié à Adolphe Sax.

Partie intégrante de son œuvre, de tels travaux montrent l’impossible cantonnement de Mathot dans une unique direction plastique, expérimentale du seul point de vue du courant de l’histoire de l’art.

Mais le plus important reste que Mathot expérimente surtout pour et  par ce qu’il enseigne………





jeudi 11 mars 2010

VitaminesArts 21 - 11/09

Francis DEBOLLE




L’art est un bonheur sans exemple.

Associer le dessin, la peinture et la gravure reste un mystérieux désir.

Cette fusion correspond à la vision intérieure d’un espace structuré, lumineux et mouvant.

La figuration n’est qu’allusive, elle s’intègre à l’espace graphique et pictural qui est la trace singulière de l’existence du peintre.

L’intuition et le subconscient l’engagent à travailler dans la diversité, parfois même dans la contradiction, lui apportant ainsi de curieuses et réjouissantes surprises.

Du réel à l’imaginaire, de l’incertitude à l’accomplissement, l’approche de l’art donne le vertige de l’infini.

Francis De Bolle